La fin de vie en France

Quel contexte de fin de vie en France

Le décès de Vincent Humbert en 2003 a marqué un véritable tournant dans le débat sur la fin de vie.

Sa demande de son droit à mourir, a fait naître la loi Léonetti de 2005.

Selon L”onnetti, Médecin et Député

«le malade incurable doit pouvoir décider de ne pas être prolongé en vie».

le Professeur Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national d’éthique déclare que cette loi

«a été considérée comme très équilibrée, surtout à l’étranger. Mais elle a été mal comprise. La société a retenu qu’il ne fallait pas s’acharner. Les médecins ont retenu de la réflexion éthique qu’il ne fallait pas donner la mort. Un véritable No man’s land»

Vincent Lambert a ravivé le débat sur la  fin de vie. Avec la relance de la question de la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté.

Pourtant, la loi actuelle permet à chaque citoyen français majeur, d’écrire ses directives anticipées grâce aux deux lois suivantes :

Loi n° 2005-370 du 22 avril 2005, Loi n° 2016-87 du 2 février 2016. 

Malgré ce dispositif législatif, en octobre 2017, 14% des citoyens français ont écrit leurs directives anticipées.

42%, tout âge confondu, déclarent ne pas connaître ce droit.

De nombreux témoignages traduisent la difficulté vécue par les aidants des choix qu’ils ont dû prendre pour leur proche en fin de vie.

Un exemple parmi tant d’autres

Mme Valérie Parrot, a perdu son conjoint. Celui-ci n’avait laissé aucune instruction pour sa fin de vie. «J’ai dû prendre des décisions très lourdes, concernant sa réanimation ou ses traitements. Je me suis retrouvée devant le fait accompli alors que nous n’en avions pas vraiment parlé. Ai-je pris les bonnes décisions ? Je suis encore habitée, aujourd’hui, par un sentiment de culpabilité. »

Pourquoi les français n’arrivent pas à s’emparer d’un dispositif répondant à priori à leurs souhaits ? Comment soulager les aidants de ce choix difficile ? Comment faire adopter, faire écrire les directives anticipées ?

Ce que nous voulons faire

Participer à la modification de la perception de la fin de vie.

Aider à la rédaction des directives anticipées de tous.

Pourquoi travailler sur ce sujet ?

Pour faire ses propres choix de fin de vie.

Pour limiter les situations de tension entre nos proches lors de notre fin de vie.

Pour offrir une meilleure connaissance des dispositifs existants dans le respect de la législation en vigueur.

Pour permettra un positionnement écrit sur ses volontés de fin de vie.