Questions de santé publique

Pourquoi attendre qu’il soit trop tard.

Le décès de Vincent Lambert est intervenu jeudi 11 juillet 2019, à 8 h 24
Nous avons entendu que la différence de position sur de nombreux sujets dans la famille Lambert existe bien avant le drame. Pour Vincent, c’est bien le 29 septembre que tout a commencé. A l’âge de 32 ans, Il est victime d’un accident de voiture. Il est plongé dans un état de coma profond. et hospitalisé au service de réanimation du Centre hospitalier de Châlons-en-Champagne. Là il sort du coma pour se retrouver en état de “conscience minimale plus “. Il sera transféré au service de neurochirurgie du même Centre hospitalier .
Sept mois après son accident, Vincent est transféré à la Résidence des Capucins, dans le service du Dr Annie Reska, chef du service de l’unité d’accueil de patients pauci-relationnels. Puis en 2011, il est dirigé vers le Coma Science Group (Université de Liège, Belgique) dirigé par le Pr Steven Laureys pour une expertise médicale. Le rapport conclut à un état ” conscience minimale plus” pour Vincent. Il préconise d’essayer d’établir un code de communication avec le patient. Il revient au CHU de Reims, au sein de l’unité de soins palliatifs de l’hôpital Sébastopol. Le Dr Kariger décide d’arrêter tous les soins de kinésithérapies car ces derniers  n’améliorent pas son état neurologique.Depuis aucune amélioration de son état, il reste certains disent ” prisonnier de son corps ” d’autres ” en recherche d’une autre façon de vivre ”.
C’est onze ans de débats, d’affrontements idéologiques sur fond religieux. Et Vincent : ou est il ? Nous avons répété à plusieurs reprises qu’il est tant de prendre conscience de l’importance de choisir pour soi même et de ne pas laisser à nos proches  nos propres responsabilités. Même si François Lambert, lors d’une interview, a affirmé que même si Vincent avait écrit ses directives anticipées les parents les auraient contestées. Certes, la loi a ses subtilités, car il est possible d’avoir plusieurs dépositaires de ses directives anticipées. Alors pourquoi ne pas imaginer de mettre dans le circuit son médecin traitant ?
Pour inscrire nos directives anticipées, le support était jusqu’alors le papier. Il existe maintenant un support numérique facile d’utilisation et sécurisé. C’est une application mobile ou la personne de confiance à la plus haute importance. Le support numérique assure l’accessibilité et la conservation de notre testament de fin de vie. ‘Ma Vie, Mes Souhaits’ propose, également, de donner notre position sur le don de nos organes et de nos tissus et de prévoir ce que nous voulons pour nos obsèques. Cette application fait le lien avec la personne de confiance que nous avons désignée, nous et nous seul. Les informations sont changeables à tous moments.
Alors oui, si Vincent Lambert avait écrit ses directives anticipées, la situation aurait été différente. Que son combat serve à d’autres familles. Il est difficile de perdre un être cher pourquoi y ajouter des déchirements. Prévoyons ou ne prévoyons pas, c’est la liberté de chacun. L’important : chacun doit savoir qu’il a la liberté de choix.
C’est le souvenir qu’il faut garder de Vincent Lambert

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