Les directives anticipées

Les directives anticipées, loi de 2016

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Qui a le droit d’écrire ses directives anticipées ?

Nous tous, à partir de 18 ans.

En effet la loi nous incite à écrire nos souhaits pour notre fin de vie.

Si je suis sous tutelle, je peux rédiger mes directives anticipées avec l’autorisation du juge ou du conseil de famille s’il existe. Dans ce cadre, le tuteur ne peut pas m’assister ou me représenter.

Les directives anticipées sont inscrites dans la loi du 2 février 2016, n° 2016-87.

Pourquoi écrire ce que je veux pour moi dans un cas extrême ?

Comme personne ne peut prévoir l’avenir, il est préférable que j’écrive ce que je souhaite pour ma fin de vie avant d’être en face d’un problème. En effet, cela garanti, quoi qu’il se passe, le respect de ma liberté. Et si je ne peux plus parler, ce document décrit mes volontés.

Ce sont mes directives anticipées.

Sur quoi écrire mes directives anticipées ?

Il existe un formulaire officiel. Mais il n’est pas obligatoire. Si je veux, je peux écrire mes volontés sur une feuille. Mais il est utile de dire clairement tout ce que je veux.

Cliquez et obtenez un formulaire officiel

Mes directives anticipées c’est moi : je donne mon identité ?

Cliquez sur le lien du formulaire officiel. Il donne toutes les choses à dire, écrire.  https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R44952

  1. Mon nom,
  2. Mon, mes prénoms,
  3. Ma date de naissance,
  4. Mon adresse,
  5. Si je suis sous tutelle. Dans ce cas le juge ou le conseil de famille me fait une autorisation. Si c’est le cas, je mets la copie de l’autorisation avec mon document.

Mes directives anticipées, c’est ce que je veux ou pas pour ma fin de vie ?

Sur ce papier j’écris mes peurs, peur de la douleur, peur du handicap, peur de la solitude, autres.

Je dis où je veux finir mes jours, avec qui, etc.

En résumé j’écris tout ce que je veux, tout ce que je ne veux pas.

Et très important, je donne le nom de mes proches à contacter.

Si j’ai une personne de confiance je le dis, je l’écris.

Si je suis malade au moment où j’écris mes directives anticipées

Je me pose beaucoup de questions, j’ai des réponses, mais pas toujours. Je peux demander conseil. Je veux comprendre ce qui risque m’arriver.

Je veux être ou pas maintenu artificiellement en vie. Dans ce cas je l’écris.

Du coup, est-ce que je veux ou pas une réanimation cardiaque ou respiratoire (tube pour respirer) ? Pareil, il faut l’écrire.

Mais je peux aussi être dans l’impossibilité de faire pipi. Une machine va remplacer mon rein. Elle me permet de faire pipi. Suis-je d’accord ? Je le dis.

Qu’est-ce que j’accepte comme opération chirurgicale ? Elle peut avoir des conséquences sur mon avenir. Dans ce cas, je le veux ou pas. Je l’écris.

J’ai le droit de dire, écrire, tout ce que je veux ou tout ce que je refuse.

Lorsqu’un traitement a été commencé, je peux accepter ou refuser sa poursuite.

le médecin m’a parlé de traitements, d’analyses pour ma maladie.Mais je peux accepter refuser. J’écris ce que je veux pour moi.

Personne ne sait ce qui va vraiment se passer. J’ai le droit d’accepter ou refuser un traitement qui endort et emmène à la perte de conscience jusqu’à la mort. Ce traitement s’appelle la sédation profonde.

Si je ne suis pas malade au moment où j’écris mes directives anticipées, pourquoi les écrire ?

Un événement grave, accident de la route, maladie rapide, hémorragie cérébrale, accident vasculaire cérébral, etc. arrive.

Il m’empêche de vivre normalement, de parler. Je vais être en réanimation artificielle. Et le médecin pense que je vais rester en réanimation artificielle.

Mais le problème c’est que je ne suis plus capable de dire ce que je veux. Dans ce cas, j’ai déjà écrit mes directives anticipées. En plus, j’ai désigné ma personne de confiance. Grâce à ça, ma volonté va être respectée.

C’est-à-dire est-ce que je souhaite vivre ou pas en état de coma prolongé jugé irréversible ?

Vivre dans un état de coma prolongé c’est être maintenu artificiellement en vie.

Donc avant d’avoir un problème grave de santé je dis, j’écris, si je veux ou pas une réanimation cardiaque ou respiratoire (tube pour respirer).
Mais je dis, écris aussi si je veux ou pas être branché à une machine qui me permettra de faire pipi ?

Je vais éventuellement avoir besoin d’opérations chirurgicales. Qu’est-ce que j’accepte ou refuse ?

Mais je peux être en réanimation et je peux m’exprimer. Je veux ou pas continuer les traitements qui me maintiennent artificiellement en vie.

Je peux accepter ou refuser un traitement qui m’endort et emmène à la perte de conscience jusqu’à la mort. C’est la sédation profonde.

Comment être certain que ses directives anticipées soient valables ?

Je les date, je les signe.

Comment faire si je ne peux pas écrire ?

Mais si je ne sais pas écrire j’utilise les services d’un proche qui sait écrire.

Dans ce cas, j’ai deux témoins. Ils donnent par écrit leur nom et prénoms. Ils disent qu’ils sont témoins de ma volonté. Ils datent et signent le papier.

Si j’ai une personne de confiance[1], l’un des témoins est cette personne de confiance.

Est-ce obligatoire d’écrire ses directives anticipées ?

Mais non ce n’est pas obligatoire. C’est conseillé. Car écrire est le plus efficace pour être respecté.

Mais vous pouvez en parlez à un proche, une personne de votre famille, votre personne de confiance. Cette personne témoignera de vos volontés au moment voulu.

Le médecin doit rechercher vos volontés si la situation le demande. Même si vos volontés n’ont pas été écrites.

Comment changer ce que j’ai écrit ?

A tout moment et par tout moyen, j’écris ce que je veux.

Et les directives anticipées n’ont pas besoin d’être enregistrées par un notaire.

Que dois-je faire de mes directives anticipées ?

Selon la loi elles m’appartiennent. Elles sont personnelles. Donc je fais ce que je veux.

Mais elles doivent être accessibles. C’est la condition pour que mes souhaits soient appliqués.

Donc je peux conserver moi-même mon document. Mais je peux aussi le confier à une personne de confiance, à un proche, à mes enfants. Et je peux aussi les donner à mon médecin. Je peux aussi les placer dans mon dossier médical.

Mes directives anticipées sont valables combien de temps ?

C’est moi qui le décide. Elles sont valables jusqu’à ce que je les modifie ou annule.

Le médecin qui s’occupera de moi doit-il respecter mes directives anticipées ?

Depuis la loi du 2 février 2016, le médecin doit les appliquer.

Cependant, il existe deux situations où le médecin peut refuser ma volonté : en cas d’urgence vitale, le temps d’évaluer la situation, et lorsque la situation médicale est contraire à mes directives anticipées.

[1] La personne de confiance est une personne, de votre famille ou pas, qui sera votre voix si vous ne parlez plus. Elle est au courant de vos souhaits. Un article sur la personne de confiance est proposé sur le site.

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