Les directives anticipées

Les directives anticipées, la fin de vie et le Conseil National de l’Ordre des Médecins

Une situation difficile pour tous !

DEUX LOIS POUR FAIRE EVOLUER LA REGLEMENTATION DE LA FIN DE VIE

La première de 2005, l’autre de 2016.

La « Loi Leonetti » de 2005 est destinée à éviter l’acharnement thérapeutique.

Elle renforce les droits et l’autonomie de la personne malade. Et elle incite à généraliser les soins palliatifs, l’accompagnement du patient.

C’est cette loi définit les directives anticipées.

La loi Leonetti Claeys, de 2016, renforce le respect de la volonté exprimée par la personne.

Elle permet dans certaines conditions une sédation profonde et continue.

QU’EST-CE QUE LA SEDATION PROFONDE ?

C’est la recherche par des moyens médicamenteux, d’une diminution de la vigilance. Elle peut aller jusqu’à la perte de conscience. Mais son but est de diminuer ou faire disparaître la perception d’une situation considérée insupportable par le patient.

Et elle est mise en place lorsque rien n’a permis d’obtenir le soulagement escompté.

QUE SONT LES SOINS PALLIATIFS ?

Ils sont définis par le Code de la Santé Publique : « des soins actifs et continus pratiqués par une équipe interdisciplinaire en institution ou à domicile. Ils visent à soulager la douleur, à apaiser la souffrance psychique, à sauvegarder la dignité de la personne malade et à soutenir son entourage. »

QUE DIT LA LOI SUR LA FIN DE VIE ?

Le médecin doit éviter toute obstination déraisonnable dans les investigations et la thérapeutique.

Tout acharnement thérapeutique est proscrit.

Mais le Code de la Santé Publique précise que « le médecin ne doit pas provoquer délibérément la mort. »

Si le patient et conscient, il doit recevoir des explications claires sur le traitement et ses risques.

Entre soigner et obstination déraisonnable, la frontière est parfois floue.

ALORS COMMENT FAIRE ?

COMMENT AIDER LE PATIENT EN RESTANT DANS LA LOI ?

Dans un contexte de débat de société, le Conseil National de l’Ordre des Médecins, appelle enfin à ce que la  Loi Leonetti soit pleinement appliquée.

Le Conseil National de l’Ordre des Médecins souhaite sensibiliser le grand public et les patients.

En effet, trop peu de personnes savent qu’elles peuvent rédiger des directives anticipées pour préciser leurs volontés.

Ces volontés concernent les soins médicaux qu’elles veulent ou ne veulent pas recevoir dans certaines situations extrêmes.

EN PRATIQUE QUE CONSEILLE LE CONSEIL NATIONAL DE L’ORDRE DES MEDECINS ?

Une écoute attentive du patient, de son entourage, de sa personne de confiance, la création d’un climat de confiance, permettent de comprendre les attentes du malade et ses besoins.

Lorsque le malade refuse les traitements le médecin peut demander l’aide d’un confrère.

Et le patient doit réitérer sa décision après un délai raisonnable.

Ce délai n’est pas fixé en termes de durée par la loi.

Lorsque la personne malade persiste dans son refus des soins proposés, le médecin doit continuer à accompagner son patient d’un point de vue psychologique avec humanité.

En effet, pour le Conseil National de l’Ordre des Médecins, il est indispensable de prévenir toute souffrance susceptible de résulter de l’interruption des traitements. Tout arrêt des traitements doit s’accompagner simultanément d’une sédation profonde du patient.

Et surtout, il est indispensable de faire connaître au grand public ce que cela signifie.

Dans le même temps, une formation sur les lois réglementant la fin de vie doit être faites aux professionnels de santé, médecins et soignants.

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